À la recherche de mon identité

Je m’appelle Adéwalé Adesanmi Abdul-Basit. C’est la réponse que je donnerai lorsqu’on demandera « qui es-tu / êtes-vous ?». Et pourtant ma réponse est mensongère du début jusqu’à la fin. Je suis un gros imposteur. Eh oui !! Mon nom et mon premier prénom sont d’origine Yoruba et le deuxième est musulman.

Je ne sais pas qui je suis en réalité. J’ai un niveau presque passable concernant ma langue maternelle. Je ne connais pas l’origine de mon peuple et de mon village. J’ai même du mal à prononcer le nom de mon village. C’est grave et triste !!! Jusqu‘à l’année dernière, cela ne me disait absolument rien du tout. J’ai été secoué lorsque j’ai lu un article de Befoune sur son blog Mesdigressions.com  qui parlait d’identité. Cela m’a amené à me poser beaucoup de questions sur mes origines. J’ai contacté certains membres de la famille au Nigeria pour tenter d’avoir des pistes, mais sans succès.

Deuxième gifle qui a fait bouillir cette envie de me connaître : le voyage de Lafalaise Dion dans son village. En effet, il m’a fait un effet qui faisait de moi un coupable. Je suis déraciné et je ne sais absolument rien de moi.

En plus, il y a un autre fait qui m’a donné une claque à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Irawo a présenté un photographe qui se nomme Ulysse. C’est un étudiant béninois qui vit en France qui a appris la photo en autodidacte. Il a récemment présenté une exposition dans son université française pour présenter la culture béninoise à travers ses clichés. Lui qui est à plus de 6000 kilomètres, fait des efforts pour connaître sa culture et la présenter aux autres. Donc pourquoi pas moi ?

Je suis à présent à la recherche de ma véritable identité. Mais j’ai des appréhensions quant aux voyages que je souhaiterais effectuer.

Je me demande bien pourquoi les gens que j’ai contactés refusent de me dire quelque chose ? Y a-t-il quelque chose de grave qui s’est passé. Je veux m’approprier ma culture et mon histoire. Il le faut pour pérenniser la descendance et éviter qu’elle ne se perde. Comme on le dit : « qui ne risque rien n’a rien ».

J’exhorte chacun à faire pareil. Il n’est pas normal qu’on puisse maîtriser l’histoire de l’occident en oubliant la nôtre. Le développement de l’Afrique passe aussi par la connaissance de ses origines. Il le faut. J’espère atteindre mon objectif.

Et vous, connaissez-vous votre identité ? Sinon, avez-vous ou comptez-vous entreprendre des démarches ?

 

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