Décrypt’zik #1

L’artiste malien Salif Kéita a sorti un album qui a pour titre << Un autre blanc >> le 26 Octobre dernier. Une analyse s’avère être nécessaire pour décortiquer ce bébé africain.

Nous allons débuter avec le titre de l’album. Il aurait pu choisir un titre en mandingue ou un titre plus simple. Mais il a choisi « Un autre blanc ». On pourrait dire qu’il veut dénoncer les injustices dont sont victimes les gens « différents » selon la norme de la majorité vu qu’il est albinos. Nous savons que tous que les albinos sont victimes d’exactions à cause de certaines croyances. Le titre peut être plus profond.

Passons à présent à la cover. D’abord, la position arrêtée de notre artiste à la voix d’or. Il a plus d’assurance après 50 ans de carrière même s’il se considère comme un éternel apprenti.

La manière dont il attrape avec une seule main la guitare, son instrument de prédilection, montre qu’il a une longue histoire avec celle-ci et qu’ils ont produits de vraies mélodies qui parlent au monde entier. Le décor blanc noir montre qu’il y a eu des hauts et des bas. L’âge a commencé à faire son effet. En effet, Salif Kéita a décidé que cet album serait le dernier de sa carrière.

Attaquons l’album le contenu à présent.
L’enfant du Djoliba nous donne un coup de poing lorsqu’on commence à explorer cette œuvre discographique avec le titre Wêrê Wêrê qui dénonce les coups bas orchestrés par l’occident contre ceux qui ont lutté pour la liberté des peuples noirs. Il célèbre également ces héros en les qualifiant de « Wara » qui veut dire lion en bambara. Il continue dans cet élan avec le titre Syrie qui dénoncent les crises dans le monde. Rappelons que la Syrie vit une crise depuis 2011. C’est une sorte d’image si on peut le dire.

Dans cet album, il célèbre la joie avec le titre « Tonton », loue le courage de la femme qu’il qualifie « de personne prête à tout sacrifier pour le bien-être de ses semblables quel que soit les difficultés » dans la chanson Itarafo en featuring avec Angélique Kidjo et MHD. Il rend hommage à Dieu pour Sa Grandeur et Ses Grâces à travers le titre « Mansa Fo La» en featuring avec Alpha Blondy.

Il y a une chanson particulière qui attire l’attention dans l’album. C’ets le titre « Tiranké » où il fait les éloges d’une dame du nom de Tiranké Bakayoko. Dans cette chanson, il cite la généalogie de cette dernière et lui dit de ne plus s’inquiéter car ses prières ont été exaucées. Nous pensons que dans cette chanson, il incite tout un chacun à ne pas baisser les bras car nos parents ont abattu un grand boulot pour que nous soyons où nous sommes.

Cet album est haut en couleur car il est un mix de plusieurs genres musicaux à savoir le reggae, le mandingue, le rap, la pop, l’afro beats, mbube et isicathamiya. Il a fait appel à Angélique Kidjo, Yemi Aladé, MHD, Alpha Blondy, Ladysmith Black Mambazo.

Notons que les musiciens et les chœurs ont amplement assuré pour rendre cet album magnifique.

Salif Keita fait un beau contraste en ouvrant l’album avec « Wêrê Wêrê » qui incite à nous battre pour ce que nous recherchons et il referme avec « Mansa Fo La » pour rappeler que Dieu est nécessaire dans la vie de tout un chacun de nous.
Dégustez l’album sans modération

PARTAGER
Étiqueté avec , ,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *