La communication entre les hommes est “complHexe”

Est-ce qu’on peut se défaire réellement de TOUTES les blessures du passé ? Je dirais non parce que certaines blessures engendrent d’autres maux dont on ne soupçonne pas toujours les origines. Cet article que j’écris est inspiré de l’article de Befoune, une personne pour qui j’ai beaucoup d’admiration. Elle parle de l’ambiance familiale et des répercussions sur elle. Vous pouvez trouver l’article ici.

Après avoir lu cet article, je me suis senti très mal. Ça venait de réveiller des choses en moi. J’ai compris qu’il y a certaines blessures qui ne sont pas parties, mais juste endormies. D’autres situations ont été engendrées par d’autres blessures qui ont cicatrisé. Ces blessures sont occasionnées par les parents et d’autres par notre entourage (école, quartier, …)

Je m’explique. Mais bien avant, j’aimerais clarifier une chose : j’ai eu une très belle enfance. Mes parents m’ont apporté l’amour qu’un enfant doit recevoir pour son développement. Comme vous le savez, les parents ne sont pas parfaits et ils commettent des erreurs trop souvent.

Avec ma mère, je n’ai pas de problème. Ça se limitait plus aux petites punitions. Mais avec feu mon père, en plus des punitions, on recevait de coups de fouet moraux de temps en temps.

Il avait une injure qu’il aimait prononcer lorsque je faisais une erreur : « tu es bête ». Cette « petite » phrase a créé beaucoup de dégâts jusqu’au manque de confiance. Ce qui avait fait de moi un gars très introverti. Même quand j’avais de bons résultats, je me considérais comme un imposteur puisque la personne que je portais le plus en admiration disait que j’étais bête.

Comment j’ai été PARTIELLEMENT délivré ? Un dimanche, je faisais la grâce matinée et j’ai fait un rêve où il me traitait de « bête ». Je me suis mis à pleurer. En quittant les lieux, il y a une voix qui m’a dit « si tu étais bête, tu n’aurais pas ces bons résultats à l’école ». Lorsque je me suis réveillé, j’ai remarqué que j’avais réellement coulé des larmes. Depuis, cette injure ne m’atteint plus. Mais elle a créé quelque chose d’autre. Quand je rends service à quelqu’un, j’ai « horreur » qu’on me dise merci parce que je ne me crois pas totalement capable d’accomplir quelque chose « de bien ou profitable » malgré tout ce que j’ai eu à faire. Il y a eu les camarades de classe qui ont fait des remarques sur la forme et vous avez l’impression d’être un intrus dans le milieu où vous êtes.

Avec le cadet de la famille, mon père sortait cette phrase « tu fais les choses lentement. Faut faire comme ton grand frère ou ton petit frère ». Mon frère est de nature nonchalante. La comparaison est un des moyens qui détruit les gens au niveau moral et psychologique aussi. Aujourd’hui, quand vous lui faites une remarque, il se braque directement contre vous. Il peut être agressif verbalement et sortir « des punchlines très saaales ». Il n’explique presque rien aux gens de la famille. Ce sont les gens extérieurs à la famille qui savent. Ce n’est pas réellement sa faute. Un sentiment d’infériorité s’est installé je pense.  Je l’ai compris l’an dernier.

Il y a beaucoup d’autres exemples. Si on veut tout exposer, l’article ne finira jamais.

Je voulais rappeler une chose : je n’ai pas l’intention de jeter du discrédit sur mon père. Juste vous expliquer combien des mots que nous qualifions de « petits » ou « boosters » peuvent détruire. Généralement, tout commence dans le cocon familial. Cela crée des monstres qui vont déverser leur venin sur des personnes non coupables de leur mal. Sachons sortir les bons mots même quand on veut faire une remarque.

Le mood dans lequel la lecture de l’article de Befoune m’a montré que j’ai encore beaucoup d’efforts à faire pour panser mes plaies intérieures. Au passage, vous pouvez lire ses articles sur blog personnel ou son compte Medium qu’elle utilisait.

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