Les masques des hypocrites sont tombés

Comme je le disais dans un billet précédent, j’ai perdu mon père. Pour ceux qui ne l’ont pas lu, vous pouvez voir ici. Il y a un adage ivoirien qui dit : « C’est quand c’est dur, tu sais qui est prêt pour toi ».

Durant les jours qui ont suivi le décès de mon père, j’ai vu que cet adage prenait tout son sens. Il y a des personnes que je considérais comme les amis de mon père. Mais je me suis mis le doigt dans l’œil.

Quand ces personnes me croisaient dans la rue, elles n’hésitaient pas à me présenter en tant que « le fils de leur frère ». Je dirais plutôt frère par intérêt. Eh oui ! Quand j’y repense, j’ai mal. Mais comme on le dit, c’est la vie. On ne sait pas ce qu’elle nous réserve.

Revenons à l’ambiance. Maman faisait son veuvage et nous avons reçu la visite de certaines personnes que je n’imaginais pas du tout. Les témoignages concernant mon père étaient édifiants. Je voyais que je ne maîtrisais pas toutes ses facettes. Par exemple, une maman de la cour qui dit qu’elle a pleuré pendant deux semaines lorsqu’elle se réveillait chaque fois car il n’y aurait plus personne pour lui arracher un sourire les matins. Mon père était très taquin. On repartait toujours avec le sourire quand on le croisait. Je tire un peu ma folie de lui. Lol

Ça a été réconfortant pour ma mère de savoir que son mari était aussi bien avec les autres. Moi je tentais d’oublier un peu avec les cours puisque la vie devait continuer.

Il y a des gens dont j’espérais la venue pendant des jours et des jours. Mais elles ne sont jamais venues. Ces soi-disant frères de mon père n’ont pas mis pied chez lui. Ce n’est pas comme si elles ne connaissaient pas la maison. Bien au contraire, elles y sont venues plusieurs fois auparavant.

J’ai été outré et cela m’a rappelé ce que mon père nous disait : « Je n’ai pas d’amis ». Mon père avait l’habitude de nous dire cela. Pour moi, il le disait pour que nous ne partions demander de l’argent ou autre chose à ces personnes. Mais je ne lui avais jamais demandé.

Un jour, je rencontre une de ces personnes à quelques mètres de la cour et elle me demande si ma mère est là. Je réponds par l’affirmative. De retour à la maison, je demande à ma mère si cette personne est passée. Maman répond non. Pour moi, il est sûrement occupé et il va revenir après. Quelques semaines après, RIEN DU TOUT. Il n’est pas le seul à l’avoir fait. Je commençais à ne plus croire en la bonté de l’homme. Je me méfiais de tout le monde. Je voyais comme un danger ceux qui tentaient de me parler. Cela a duré presque deux ans.

Avec du recul, j’ai compris que ce ne sont pas tous ceux qui vous montrent leurs dents qui sont prêts pour vous. « Prenez Dieu comme votre ami. Il ne trahit jamais. », C’était le meilleur conseil de papa.

J’ai eu la chance d’avoir un père prévoyant car il a laissé des biens qui nous permettent de vivre. Je me demande bien combien aurait été la situation s’il n’avait rien laissé.

Je n’ai pas raconté cette histoire pour faire pitié. Ça va bien chez ma famille et moi. Je voulais juste vous dire ceci :

Travaillons dur afin que nos enfants ne soient redevables aux gens à certains niveaux.

 

 

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