Walaandé, l’art de partager un mari

Walaandé, l’art de partager un mari

Que pensez-vous de la polygamie ? A-t-elle des avantages ? A-t-elle des inconvénients ? L’objet d de cet article est de donner mon avis sur le roman « Walaandé, l’art de partager un mari » qui est de l’auteure camerounaise Djaïli Amadou Amal. Il traite principalement du thème de la polygamie. Le titre est déjà révélateur.

Nous sommes au Cameroun, plus précisément dans la ville de Maroua. Alhadji Oumarou est un riche commerçant qui a quatre épouses, toutes mariées avant l’âge de 15 ans sauf la dernière qui se nomme Sakina. Il l’a épousée lorsqu’elle avait vingt ans.

Bien avant de nous plonger dans l’histoire de cette famille très respectée de Maroua, l’auteure nous souhaite la bienvenue avec un texte qu’elle a intitulé « l’épouse du Sahel ». Il parle de la souffrance de la femme, du fait qu’elle soit privée de certains privilèges à cause des us et coutumes.

En dehors de la polygamie mal pratiquée par le chef de cette famille par les hommes, le livre aborde aussi les sujets de la place de la femme dans la société peuhle, l’hypocrisie, la jalousie, du mariage précoce, les conflits entre les culture occidentale et africaine.

Alhadji est un homme qui comble sa famille financièrement vu la richesse qu’il possède, mais ne passe pas de véritables moments avec ses épouses et ses enfants. Or l’homme est aussi un être émotionnel.

Cette œuvre soulève le problème de la polygamie pratiquée en Afrique. Chez les musulmans, certains interprètent les versets avec la complicité des Imams pour réaliser leurs désirs. Il y a un passage du Coran qui a été mentionné dans l’œuvre et qui dit au chapitre 4 verset 3 : « Il vous est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais si vous craignez de n’être pas juste avec celles-ci, alors une seule… cela afin de ne pas commettre d’injustice ».

Alhadji de par son comportement abusif, exerçait une dictature qui ne dit pas son nom sur sa famille. Il a même répudié plusieurs de ses femmes et s’est remariée plusieurs fois. Il agissait sans se rendre compte des mutations sociales qui avaient eues lieu. Il restait cette personne ancrée dans la culture et la religion qui ne faisait nullement de concession. Il pouvait compter sur ses aînés à qui il ne refuserait rien de peur d’être discrédité pour non-respect de ceux-ci. Il a fallu qu’un drame se produise pour que ses frères et lui comprennent que les choses ont changé, drame qui a eu beaucoup de conséquences sur cette famille.

Ce que j’ai aimé

Les termes abordés par l’auteure sont d’actualité et nous plongent dans cette Afrique qui pense majoritairement que la femme n’a de place que dans le foyer et nulle part ailleurs. Elles dénoncent aussi combien les hommes sont prêts à tout pour atteindre leurs objectifs. Elle nous invite à travers cette œuvre à donner à la femme la place qui lui est due.

Le livre est divisé en chapitres. Avant de rentrer dans chaque chapitre, l’auteure nous sert un petit texte pour que nous sachions ce qui se passera même si l’effet de surprise est atténué.

Il montre aussi que les femmes peuvent changer les choses. À l’image de ce que les femmes d’Alhadji ont fait quand le drame est arrivé.

Ce que je n’ai pas aimé

La fin de l’histoire nous laisse sur notre faim. Il aurait été intéressant de savoir le changement qui s’est opéré après ce drame qui changeait tout. Surement qu’en plantant le décor ainsi, l’auteur veut nous emmener à prendre conscience de certaines choses qui nous ont peut-être échappées.

Je vous encourage à lire « Walaandé, l’art de partager un mari » car l’œuvre est belle dans la forme comme dans le fond.

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